Un parcours de soins touche aussi le sommeil, les émotions, l’image du corps et le quotidien. L’attente d’un résultat, un examen ou l’enchaînement des traitements peuvent occuper beaucoup de place dans l’esprit.

La sophrologie est parfois proposée pour créer des moments de détente et mieux traverser certaines étapes. Elle utilise la respiration, la détente corporelle et la visualisation. Elle intervient uniquement en complément des soins médicaux, jamais à leur place.

La sophrologie, qu’est-ce que c’est ?

La sophrologie est une approche psychocorporelle inspirée de la relaxation. Une séance associe généralement respiration guidée, attention au corps, relâchement musculaire et visualisation d’images apaisantes. Les exercices peuvent ensuite être repris au quotidien.

Les exercices sont adaptés aux possibilités et au niveau de fatigue. Ils invitent à observer la respiration, à relâcher les tensions et à revenir au moment présent.

La sophrologie n’est ni une religion ni une méthode capable de guérir un cancer. C’est une pratique de bien-être et d’accompagnement. L’AFSOS la classe parmi les pratiques corporelles non conventionnelles. Celles-ci peuvent aider certaines personnes à mieux vivre la maladie, mais n’ont pas le niveau de preuve exigé pour un traitement anticancéreux.

Quelle place pour la sophrologie dans les soins de support ?

Les soins oncologiques de support sont proposés parallèlement aux traitements, dès le diagnostic, pendant et après ceux-ci. Ils prennent en compte la qualité de vie et les besoins physiques, psychologiques et sociaux du patient et de ses proches.

La sophrologie peut être proposée dans ce cadre comme approche complémentaire non médicamenteuse. L’Institut Curie l’intègre à son offre, aux côtés de la relaxation, de l’hypnose et d’autres approches complémentaires.

Sa présence à l’hôpital ne la transforme pas en traitement du cancer. Elle peut simplement trouver une place dans un accompagnement global.

Sophrologie et cancer : quels bienfaits peut-on en attendre ?

La sophrologie peut offrir un moment pour ralentir et relâcher les tensions. Les exercices de respiration peuvent servir de point d’appui avant un examen stressant. La visualisation et l’attention au corps créent aussi une pause lorsque les pensées deviennent envahissantes.

Selon l’AFSOS, ces approches corporelles peuvent aider à réduire le stress et à mieux vivre pendant la maladie. La Fondation ARC souligne de son côté qu’elles peuvent soulager certains inconforts, comme l’anxiété. Ces bénéfices concernent le vécu et le bien-être : ils ne signifient pas que la sophrologie agit sur la tumeur ou modifie l’efficacité des traitements.

Il faut toutefois rester prudent sur les preuves. Les études disponibles sur la sophrologie en oncologie restent peu nombreuses et de petite taille. Elles ne permettent pas de conclure que la sophrologie produit à elle seule des améliorations mesurables, ni de les généraliser à tous les patients.

Selon les personnes et les moments, la sophrologie peut ainsi être recherchée pour :

  • créer un temps de calme avant un examen et relâcher certaines tensions ;
  • mieux repérer et accueillir ses émotions ;
  • disposer d’exercices simples à refaire chez soi ;
  • retrouver une forme de participation active au quotidien.

Ces résultats ne sont jamais garantis. Une douleur, des nausées, une anxiété importante ou un trouble du sommeil persistant nécessitent d’en parler à l’équipe soignante.

Un complément aux traitements, jamais un substitut

La sophrologie ne soigne pas le cancer. Elle ne remplace ni la chirurgie, ni la radiothérapie, ni les médicaments, ni le suivi médical. La Fondation ARC rappelle que les pratiques non conventionnelles peuvent soulager certains inconforts, mais jamais remplacer le traitement médical du cancer.

L’AFSOS recommande d’en parler à l’équipe soignante avant de commencer. Soyez vigilant lorsqu’une personne dénigre les traitements, promet une guérison, ou conseille d’interrompre le suivi.

Une approche complémentaire doit respecter les choix du patient, ses limites et la place centrale de l’équipe médicale.

Comment bénéficier de séances de sophrologie en oncologie ?

Interrogez d’abord l’équipe soignante. Le service de soins de support, l’Espace Rencontre Information ou une association partenaire peuvent connaître les séances disponibles.

La sophrologie peut prendre la forme d’un rendez-vous individuel ou d’un atelier collectif. Certaines séances hospitalières ou associatives peuvent être gratuites. Les modalités varient selon les lieux.

En ville, les actes de sophrologie ne sont pas pris en charge en tant que tels par l’Assurance Maladie. Certaines complémentaires santé prévoient toutefois un forfait. Vérifiez les garanties que vous avez avant de prendre rendez-vous.

Hors de l’hôpital, demandez si possible une orientation à l’équipe soignante. Expliquez au praticien votre fatigue, vos difficultés et vos besoins. Tout exercice doit pouvoir être adapté ou arrêté.

Un exercice de respiration simple pour commencer

Cet exercice propose une courte pause. Il n’a pas de visée thérapeutique et ne remplace aucun soin.

  1. Installez-vous dans une position confortable, assise ou allongée. Relâchez les épaules sans chercher à obtenir une posture parfaite.
  2. Posez une main sur le ventre si ce geste est agréable. Laissez d’abord la respiration suivre son rythme naturel.
  3. Inspirez doucement par le nez. Sentez le ventre se soulever légèrement, sans forcer.
  4. Expirez lentement par la bouche ou par le nez, selon ce qui vous convient. Imaginez que les épaules deviennent un peu plus lourdes.
  5. Répétez quatre ou cinq cycles, puis reprenez une respiration naturelle.

La respiration abdominale et la décontraction musculaire font partie des techniques présentées par l’Institut Curie. Le but est de créer un moment calme, sans forcer.

Arrêtez en cas de vertige, de gêne ou d’essoufflement. En cas de difficulté respiratoire, de douleur ou de consigne particulière, demandez d’abord un avis médical.

Retrouver un espace d’apaisement dans son quotidien

La sophrologie peut apporter un peu de calme dans une période chargée. Certains y trouvent un soutien utile. D’autres préfèrent la méditation, l’activité physique adaptée, l’art-thérapie ou un accompagnement psychologique.

L’important est de choisir un accompagnement adapté, avec des attentes réalistes et en lien avec l’équipe soignante. La sophrologie concerne le vécu et le bien-être. Les traitements médicaux restent indispensables.

Questions fréquentes sur la sophrologie et le cancer

La sophrologie soigne-t-elle le cancer ?

Non. La sophrologie ne traite ni la tumeur ni la maladie. C’est une approche complémentaire qui peut aider certaines personnes à se détendre ou à mieux vivre certaines étapes. Elle ne remplace jamais les traitements ni le suivi médical.

La sophrologie est-elle remboursée ?

Les séances de sophrologie ne sont pas remboursées en tant que telles par l’Assurance Maladie. Elles peuvent cependant être proposées gratuitement par certains centres ou certaines associations. Une complémentaire santé peut aussi prévoir un forfait, selon les garanties que vous avez souscrites. Renseignez-vous auprès de l’établissement et de votre mutuelle.

Quelle différence entre sophrologie, méditation et hypnose ?

Ces approches peuvent toutes rechercher l’apaisement, mais elles n’utilisent pas exactement les mêmes techniques. La sophrologie associe généralement respiration, conscience corporelle, relâchement et visualisation. La méditation entraîne plutôt l’attention et l’observation de l’expérience présente. L’hypnose repose sur un état de conscience modifié et des suggestions guidées. Le choix dépend des préférences, des besoins et des possibilités proposées par l’équipe de soins de support.

Write a comment

Aller au contenu principal